Nicolas Sarkozy mis en examen

L’ancien président Nicolas Sarkozy est mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le financement de sa campagne présidentielle par l’ancien dictateur Lybien Mouammar Khadafi.

C’est une bonne chose que l’enquête suive son cours ; on ne peut qu’espérer qu’elle fera réellement la lumière sur cette affaire. Elle vient s’ajouter à la longue liste des affaires qui touchent les anciens dirigeants de l’UMP et du parti qui y en a pris la suite, Les Républicains.

Mais cela appele à une question : que se passerait-il s’il ne s’agissait pas d’un parti politique ? S’ils n’avaient pas été, ou s’ils n’étaient pas, ministres, députés, sénateurs, président ? La multiplicité des soupçons et des condamnations dans ce petit cénacle entraînerait immédiatement une enquête supplémentaire pour association de malfaiteurs.

Un parti politique est supposé représenter une partie de la société et défendre des idées. Quand il devient une machine à faire du fric, on n’est plus dans la démocratie, mais dans la kleptocratie – le pouvoir des voleurs et des escrocs.

Une véritable démocratie reste à construire, débarrassée de l’affairisme, où la politique ne soit plus un moyen de s’enrichir mais un véritable engagement au service de la communauté.