Nicolas Sarkozy mis en examen

L’ancien président Nicolas Sarkozy est mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le financement de sa campagne présidentielle par l’ancien dictateur Lybien Mouammar Khadafi.

C’est une bonne chose que l’enquête suive son cours ; on ne peut qu’espérer qu’elle fera réellement la lumière sur cette affaire. Elle vient s’ajouter à la longue liste des affaires qui touchent les anciens dirigeants de l’UMP et du parti qui y en a pris la suite, Les Républicains.

Mais cela appele à une question : que se passerait-il s’il ne s’agissait pas d’un parti politique ? S’ils n’avaient pas été, ou s’ils n’étaient pas, ministres, députés, sénateurs, président ? La multiplicité des soupçons et des condamnations dans ce petit cénacle entraînerait immédiatement une enquête supplémentaire pour association de malfaiteurs.

Un parti politique est supposé représenter une partie de la société et défendre des idées. Quand il devient une machine à faire du fric, on n’est plus dans la démocratie, mais dans la kleptocratie – le pouvoir des voleurs et des escrocs.

Une véritable démocratie reste à construire, débarrassée de l’affairisme, où la politique ne soit plus un moyen de s’enrichir mais un véritable engagement au service de la communauté.

[Note de lecture] Le PCF confronté à « l’Europe »

Nicolas Azam, Le PCF confronté à « l’Europe », Une étude socio-historique des prises de position et des recompositions partisanes, Dalloz, 2017.

Dans ce livre impressionnant de contenu, Nicolas Azam se livre à un examen détaillé des positions du PCF sur l’Europe de sa création en 1921 jusqu’à à la fin du 20e siècle. C’est un travail extrêmement fouillé non seulement des publications officielles, mais aussi des fonds d’archives du parti, des enregistrements sonores des réunions du comité central, auxquelles s’ajoutent de nombreux entretiens avec les acteurs encire vivants. Il permet donc de comprendre non seulement les prises de décision officielles, mais aussi la manière dont sont prises les décisions, les débats internes, les injustices soviétiques, les relations complexes avec le Parti communiste italien,…
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Robert Ménard fait l’apologie de la violence contre les femmes

Une fois de plus, Robert Ménard fait l’apologie de la violence contre les femmes pour faire mousser sa communication municipale. Cette fois, il a osé mettre en scène une femme attachée sur une voie ferrée, dans le cadre de sa campagne contre le TGV. Au mois de juillet dernier, un homme avait assassiné une femme de cette manière…

Grace à la vigilance des associations féministes, ces affiches ont été retirées, mais Robert Ménard n’a pas encore été sanctionné, alors qu’il est un récidiviste de l’apologie du meurtre et de la violence contre les femmes. Lire la suite