Les magistrats jouent le jeu de Tron

On pourrait espérer que dans les procès pour viol, en 2017, en France, on interroge la stratégie de l’agresseur, que ce soit les actes des personnes mises en cause qu’on étudie. Et pourtant c’est encore et toujours les victimes qui sont scrutées, et dont on finit par laisser entendre qu’elles y sont bien pour quelque chose, qu’elles l’ont bien cherché.

Quand la disqualification de la parole de la victime vient de la part de la défense, on comprend encore la logique, sans la partager. Mais, trop souvent, comme l’illustre le procès Tron, cette prise de position vient des magistrats.

Ces derniers ne semblent toujours pas formés à la question des violences sexuelles, ne semblent pas connaître les phénomènes de sidération, de dissociation ou la mémoire traumatique. Et ça, c’est quand le dépôt de plainte n’a pas été refusé au commissariat, qu’il y a eu une enquête, que la plainte n’a pas été classée sans suite et que les faits sont bien qualifiés de viol (crime) et non d’agression sexuelle (délit)…

Et d’aucun·es se demandent pourquoi les victimes de violences sexistes et sexuelles ne portent pas plainte ? C’est pourquoi Travail & démocratie se positionne pour la création de brigades et de juridictions spécialisées. Des professionnels bien formés permettraient enfin de traiter correctement ce type de dossier.

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