Assassinat de Mireille Knoll : combattre sans relâche l’antisémitisme

L’assassinat de Mireille Knoll, qui avait échappé à la rafle du Vel’ d’hiv, suscite une grande émotion. Comme pour Sarah Halimi, l’an dernier, le motif antisémite est retenu comme plausible pour l’enquête.

Que ce soit pour Ilan Halimi, pour les enfants de la l’école Ozar Hatorah ou pour les morts du musée de juif de Bruxelles, c’est un antisémitisme de plus en plus virulent, de plus en plus diffusé, de plus en plus ouvert, qui désigne des cibles innocentes aux meurtriers.

Travail & Démocratie appelle à prendre part aux marches blanches en hommage à Mireille Knoll, et à lutter sans relâche contre le racisme et l’antisémitisme.

Nicolas Sarkozy mis en examen

L’ancien président Nicolas Sarkozy est mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le financement de sa campagne présidentielle par l’ancien dictateur Lybien Mouammar Khadafi.

C’est une bonne chose que l’enquête suive son cours ; on ne peut qu’espérer qu’elle fera réellement la lumière sur cette affaire. Elle vient s’ajouter à la longue liste des affaires qui touchent les anciens dirigeants de l’UMP et du parti qui y en a pris la suite, Les Républicains.

Mais cela appele à une question : que se passerait-il s’il ne s’agissait pas d’un parti politique ? S’ils n’avaient pas été, ou s’ils n’étaient pas, ministres, députés, sénateurs, président ? La multiplicité des soupçons et des condamnations dans ce petit cénacle entraînerait immédiatement une enquête supplémentaire pour association de malfaiteurs.

Un parti politique est supposé représenter une partie de la société et défendre des idées. Quand il devient une machine à faire du fric, on n’est plus dans la démocratie, mais dans la kleptocratie – le pouvoir des voleurs et des escrocs.

Une véritable démocratie reste à construire, débarrassée de l’affairisme, où la politique ne soit plus un moyen de s’enrichir mais un véritable engagement au service de la communauté.

Réforme de la SNCF : contre le climat, les salarié-es et les usager-ères

Alors que l’urgence climatique impose de privilégier le rail par rapport au transport routier, et donc un budget public conséquent pour ce mode de transport, la réforme du gouvernement ouvre la voie à la privatisation de celui-ci sur fond de régression salariale.
Côté paillettes, la France accueillait en 2017 la conférence internationale sur le climat. Côté réalité, sur la période 1990-2016, ce pays a consacré les deux tiers de ses investissements en infrastructures de transport à la route et seulement 17 % pour le rail, a détaxé le gazole routier et autorisé les poids lourds de plus de 44 tonnes. Et ce, alors que le rail est, de loin, le transport le moins polluant comparativement à la route…

Le train est aujourd’hui plus cher que le transport routier pour les voyageurs comme pour le fret, alors que cela devrait être l’inverse. Les solutions proposées par le gouvernement sont l’ouverture à la concurrence sur le rail et l’abandon du statut de cheminot. Comme si la concurrence allait mystérieusement faire baisser les prix (on a vu le résultat au Royaume-Uni) et qu’un grignotage salarial allait être la solution. Nul doute qu’avec de si piètres solutions, le train restera du luxe, alors qu’il doit être démocratisé, et que le transport routier restera la solution du « pauvre ».

Ce gouvernement utilise l’argument de la dette pour arriver à ses fins, une dette dont l’origine est la construction des LGV qui aurait due être prise en charge par l’État au titre des infrastructures. La véritable solution réside dans un débat public sur les priorités que l’on se donne en termes de modalités de transport. Si nous souhaitons développer le rail, quels moyens nous donnons-nous en terme d’investissements, de subvention du prix des billets pour démocratiser ce moyen de transport, en terme de complémentarité avec la route là où le rail ne peut venir ? Ce débat est interdit, le gouvernement préférant de fausses solutions qui mèneront à la suprématie de la route sur le rail et à la régression sociale.